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Colloque La douleur - 2ème Table ronde : Ce temps qui ne passe pas (Jacques André, Alexandrine Schniewind et Paul Denis)

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Ajoutée le 2014-10-15 15:45:11
Durée : 102 min
Année : 2014
Version HD disponible
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Présentation
2ème Table ronde : Ce temps qui ne passe pas
Jacques André / L’évènement de la douleur
... quand l’enclos du moi n’arrive plus à joindre les deux bouts.

Alexandrine Schniewind / Temporalités douloureuses et ennui
« L’enfant avait jusque-là presque toujours joué seul, tranquille et heureux, absorbé, à la différence de l’adulte qui lui ne jouait pas, sombre, crispé sur lui-même », Peter Handke, Histoire d’enfant.

Bernard Golse / L’enfant et la douleur autistique - Entre pulsion et objet
L’enfant autiste se situe, comme on le sait en deçà de l’intersubjectivité, dans les limbes du Self. Qu’en est-il de sa souffrance psychique alors que l’objet n’est pas encore constitué ?
L’absence d’objet peut-elle donner lieu à une excitation pulsionnelle comme il en va au départ de l’objet ?

Paul Denis / Restriction de la douleur, douleur de la restriction
« Oui, même le grand amour vacille, on en oublie le prix du beurre car l’âme se resserre, toute entière, au trou étroit de la molaire », Wilhelm Busch.

Organisé par : Le Laboratoire de Psychologie clinique et Psychopathologie et Carnet/Psy
Durée : 102min
Production : Carnet/Psy
Réalisation : die/Z création
Date et lieu : 16 novembre 2013 à Faculté de Médecine (Paris)


Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu’à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans sa radicalité mélancolique, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de psyché, « un pur éprouvé, impensable et indicible ».
La douleur relève de l’effraction, par rupture des barrières, par excès d’excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l’expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d’objet : « Là où il y a douleur, c’est l’objet absent perdu qui est présent ; l’objet présent, actuel qui est absent. Du coup, la douleur de séparation apparaît comme secondaire à une douleur nue, absolue. » écrit J. B. Pontalis.
Il existe chez Freud une théorie originale de la douleur, très explicitement présente aux commencements - quelle qu’en soit la cause, la douleur est toujours réelle et violente -, et bien plus tard - le passage de la douleur corporelle à la douleur psychique, transforme l’investissement narcissique en investissement objectal. Elle se découvre aussi bien dans l’introduction du narcissisme qu’à propos du traumatisme, du masochisme et de la pulsion de mort.
Cependant, ce qui nous importe au-delà de la théorie, c’est la place et la fonction de la douleur arrimée à la passion et au transfert : la réaction thérapeutique négative en constitue le paradigme puisqu’elle témoigne du refus d’un changement paradoxalement éprouvé comme un insupportable renoncement.
Les formes et les forces de la douleur, la pluralité de ses expressions et de ses actions permettent-elles d’approcher son essence et sa spécificité ?