La Revue

Entre corps et psyché : une aire de jeu ?
Agrandir le texte Réduire le texte Carnet/Psy N°151 - Page 47-51 Auteur(s) : François Duparc
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Winnicott, comme Ferenczi 1, a peu écrit sur la psychosomatique. Est-ce pour la même raison que Freud a peu écrit sur l’addiction, du fait de son épisode avec la cocaïne (puis en raison de son lien addictif avec le cigare) ? Est-ce sa formation médicale de pédiatre qui a plongé Winnicott si tôt dans la médecine qu’il n’a pas éprouvé le besoin de théoriser davantage ? Est-ce sa fragilité psychosomatique personnelle 2 ? Dans un de ses rares articles présentant un titre qu’on pourrait croire en rapport avec la psychosomatique : L’esprit et ses rapports avec le psyché-soma  (1953, De la pédiatrie à la psychanalyse, p.66), il expose en réalité un cas de dissociation schizoïde, chez une patiente avec un faux-self.

Il a malgré tout fait quelques conférences grand public, comme celle sur cure et care (Cure (1970), dans Conversations ordinaires, Gallimard 1988, p.123), où il parle de la nécessité du holding, du « prendre soin » dans la médecine. Il y a aussi des notes anciennes sur l’allergie - l’eczéma, l’asthme, le rhumatisme articulaire - dans lesquelles il évoque le lien entre l’allergie et un raté de l’auto-érotisme - ainsi qu’une observation clinique sur l’épilepsie. Mais ces notes cliniques se trouvent en majorité dans les articles des années 30 à 40, que l’on trouve dans L’enfant, la psyché et le corps (Payot 1969), et il n’y élabore pas vraiment une théorie psychosomatique.

Ses réflexions les plus intéressantes, en fait, sont ailleurs, et indirectes. Ainsi, dans La nature humaine, lorsqu’il évoque (Gallimard, p.39) que « la liberté pulsionnelle facilite la santé corporelle ». À l’inverse, de fortes contraintes de la réalité et de la société, des angoisses et des inhibitions générées par un Idéal du Moi de façon aveugle sont nuisibles selon lui pour le corps d’un enfant, si elles durent et se prolongent jusqu’à la vie adulte. Elles peuvent alors donner de l’hypertension, des ulcères, de l’hyperthyroïdie, etc…
Ceci m’a rappelé les réflexions de Pierre Marty sur le Moi-Idéal, dans lequel il voit la caricature peu élaborée de l’Idéal du Moi, et le résultat de l’imitation ou de l’incorporation mal symbolisée d’un objet primaire idéalisé sous la contrainte. « Le Moi-idéal (dit-il dans La psychosomatique de l’adulte, P.U.F. 1990, p.45-46), témoigne d’une insuffisance évolutive partielle de l’appareil mental… « Il témoigne d’une démesure… d’une toute puissance… qui ne dépend pas d’identifications secondaires… : on retrouve chez les parents des systèmes de Moi-idéal identiques… Le Moi-idéal apparaît donc comme un puissant trait de caractère et de comportement… Il témoigne d’un état sans nuance d’exigence du sujet par rapport à lui-même, sans possibilités d’adaptations aux circonstances extérieures autres que celles d’une réalité opératoire », dit Pierre Marty.

Ainsi, nous voyons que le Moi-idéal, entre la perfection opératoire et la blessure narcissique impensable, fait le jeu de la pulsion de mort, et d’une désorganisation somatique au moindre traumatisme supplémentaire venant réactiver en après-coup les insuffisances de l’appareil mental. Il alimente la pensée opératoire et la dépression essentielle des névroses actuelles. Or nous savons que celles-ci, court-circuitant le processus de développement, font le lit de troubles psychosomatiques tels que les maladies auto-immunes ou la somatisation du stress (pour les conflits peu élaborés), ou les dépressions immunitaires favorisant les infections sévères et les cancers (pour les deuils traumatiques répétés et occultés) 3.

Par certains côtés, le Moi-idéal de Pierre Marty m’a fait penser au concept de faux-self de Winnicott, provoqué par l’empiétement traumatique de la réalité adulte dans le développement de l’enfant, et l’incorporation d’une maîtrise prématurée, faisant le court-circuit de la différence des générations et du refoulement. C’est d’autant plus frappant, quand on y songe, que le développement en faux self selon Winnicott prend souvent la forme d’une dissociation psyché-soma, nous dit-il 4, et d’une adaptation excessive et passive à la réalité extérieure. La mère qui ne peut pas s’adapter aux besoins de son nourrisson, dit-il, impose son système d’exigences (son Moi-idéal, dirions-nous), et le vrai self peut persister proche du soma, mais non protégé par l’aire intermédiaire de l’illusion, de la créativité. On retrouve ici tous les développements des psychosomaticiens sur la pensée opératoire, les carences de la vie fantasmatique, les névroses actuelles et le développement prématuré du Moi 5. Mais si les psychosomaticiens n’ont guère cité Winnicott, c’est que celui-ci a privilégié dans ses écrits l’autre versant du clivage psyché-soma, les personnalités schizoïdes proches de la psychose, plus que le versant psychosomatique des troubles. De ce côté-là du clivage, il s’est limité à l’étude du recours à l’agir, à la délinquance et aux comportements antisociaux.

Il y a une autre réflexion de Winnicott qui rejoint la question de la qualité du fonctionnement mental, c’est celle où il dit que la santé corporelle nécessite “une élaboration imaginative de la pulsion”, permettant d’organiser les fantasmes (La nature humaine, p.39). On peut la rapprocher d’une remarque très importante, selon laquelle c’est le jeu qui permet la protection contre les périodes d’excitation, et le maintien en vie de la pulsion (idem p.75), au même titre qu’une masturbation non compulsive - un auto-érotisme soutenu par des fantasmes élaborés. À lire cela, on ne peut qu’en déduire que le jeu, l’auto-érotisme et les fantasmes protègent le sujet contre l’aspect mortifère, désorganisant de l’excitation pulsionnelle non élaborée, prototype des névroses actuelles et des comportements auto-calmants.

Le jeu, dit Winnicott, naît de la création d’une illusion selon laquelle le sein est le résultat de la création de l’enfant, produit par l’attention de la mère à ses besoins. « Le contact initial entre le bébé et sa mère peut ressembler à un jeu - c’est aussi un travail », ajoute-t-il (La nature humaine, p.139). Le jeu, les phénomènes transitionnels, recréent le contact magique entre hallucination et réalité, et permettent d’anticiper la constitution d’une enveloppe du self, l’intégration des différentes parties du Moi.

En l’absence de ce jeu transitionnel, le soma est menacé par l’excitation pulsionnelle primaire frustrée, la désorganisation ou la non-intégration par défaut de l’environnement, seule définition de la pulsion de mort que Winnicott a fini par accepter, à la fin de son œuvre et peu avant sa mort. On le découvre dans son article « L’usage d’un objet dans le contexte de Moïse et le monothéisme » (1969, dans La crainte de l’effondrement) comme un commentaire du texte de Freud 6. Ce travail, présenté à New York, lui valut une grave déception et un mauvais accueil de son exposé, ce qui aurait favorisé, selon Rodman, son dernier accident cardio-pulmonaire.                                       

J’aimerais parler maintenant d’un travail d’analyse effectué avec une patiente qui avait déjà fait deux psychanalyses et continué malgré cela une double pathologie, conséquence manifeste d’un clivage entre une part névrotique et une part traumatique restée inaccessible. La première partie de ses troubles était surtout relationnelle, une difficulté à être reconnue dans son couple et en tant que mère par ses enfants, même si cette pathologie avait été un peu atténuée par sa première analyse : un certain masochisme débordait toutefois l’aspect strictement névrotique, dans son couple avec un mari hyperactif, et qui présentait des traits à la limite de la paranoïa. L’autre partie était une hyperactivité professionnelle importante et des troubles psychosomatiques multiples : thyroïdite, rhumatisme articulaire, et troubles du rythme cardiaque répétés avec début d’infarctus.

Dans sa première analyse, elle avait surtout travaillé sa relation difficile avec son père, et avec son mari. Sans doute avait-elle réussi à vivre un peu mieux ses relations triangulaires et sa sexualité, sous-développée du fait d’un abandon paternel précoce et d’une mère très rigide. Mais il lui restait à elle aussi une grande rigidité, une forte passivité masochique envers tous ses amis, ses enfants et ses patients (elle était dentiste), et ce que Winnicott aurait appelé un faux-self très bien adapté dans sa vie sociale et professionnelle, mais avec un malaise et une fatigue profonde.
 
Une des raisons de sa demande était de pouvoir faire face à la maladie d’Alzheimer de sa mère, qui la perturbait beaucoup, révélant le manque qui avait toujours été masqué dans sa relation avec elle. Celle-ci avait toujours fait son devoir envers elle et avait éduqué sa fille en dépit de sa déception conjugale. Mais celle-ci lui avait fait reléguer son mari, entièrement absorbé par son travail dans le garage de leur maison, où il avait fait son atelier, son bureau, et même à la fin son lit. Elle avait toujours dissuadé sa fille d’aller le rechercher, prétextant que de toutes façons ça ne servirait à rien ; et cela devait continuer après leur séparation, à son adolescence. Sur ma demande (elle avait plutôt entrepris de me parler des hommes de sa famille), elle la décrivit comme une mère très peu affectueuse, qui ne l’avait jamais appelée « ma chérie » comme les autres mères, ni eu pour elle de gestes de tendresse.

Ma patiente avait développé un Moi-idéal très fort, dont elle avait tenu une sagesse exemplaire, et un bon niveau scolaire. Elle rencontra très jeune un mari dans la finance, plutôt sentimental et donc différent de son père, mais également hyperactif et donc aussi peu disponible. Elle avait eu des difficultés avec sa fille, qui fit une forte crise d’adolescence. Après une période difficile, celle-ci avait fini par se marier et venait d’avoir un enfant. Mais elle se souciait pour elle en voyant à quel point elle était anxieuse de l’allaitement au sein, qui lui avait été plus ou moins imposé par des collègues militantes : elle voulait savoir combien de grammes le bébé avait pris à chaque tétée, ce qui lui paraissait excessif (opératoire, pourrait-on dire). Elle s’en sentait responsable, car elle-même s’était forcée à allaiter sans plaisir, et uniquement parce qu’elle avait beaucoup de lait. Elle avait dû arrêter à cause d’un abcès au sein et du déclenchement de ses troubles thyroïdiens, découverts à cette occasion.

L’histoire de l’allaitement m’incita à m’interroger avec elle sur sa propre petite enfance, dont elle ne savait rien. Il fallut que sa mère, devenue dépendante, se confie davantage pour qu’elle finisse par lui avouer qu’elle ne la désirait pas (après la déception de son mariage), et qu’elle l’avait d’ailleurs abandonnée quelques mois à sa mère à un an. Elle-même avait été abandonnée par sa propre mère dépressive, à l’âge de dix-huit mois. Après l’avoir reprise, elle s’était sans doute servie de sa fille comme d’un antidépresseur, d’où sa sagesse. Elle avait vécu sa première analyse comme un abandon sur le divan, où elle tâchait de satisfaire son analyste en lui apportant beaucoup de rêves, mais elle avait l’impression qu’il n’était jamais satisfait. À la fin, il lui avait signifié qu’elle avait beaucoup progressé dans ses relations avec son père et avec son mari, et qu’elle pouvait arrêter l’analyse. C’est peu de temps après qu’elle avait  déclenché son rhumatisme et des troubles cardiaques. Elle avait toujours des raideurs et des douleurs articulaires, dont elle savait, me dit-elle, qu’elles étaient psychosomatiques. Elle se demandait jusqu’à quel point la démence de sa mère était elle aussi psychosomatique, et si elle risquait de finir comme elle.

Au bout d’un temps en face à face, comme elle avait une tendance à beaucoup rationaliser et à tout contrôler sur un mode très intellectuel, je lui proposai une relaxation psychanalytique sur le divan, en lui expliquant que je ne la laisserai pas tomber comme elle l’avait vécu dans sa précédente analyse, mais qu’elle pourrait s’accrocher à mon regard. Il s’agit d’un protocole que j’utilise souvent pour les décompensations psychosomatiques (ce qui était son cas - et je craignais une rechute de ses problèmes de coeur et de thyroïde), notamment en cas de clivage entre psyché et affect.

Ce qui se mit en place, dans ce protocole, fut une sorte de jeu mimique et de gestuelle : la patiente arrivait et faisait tout un cérémonial en me serrant la main, comme si je devais l’accompagner et quasiment l’inciter, en la tenant, à s’allonger sur le divan. C’était une sorte de jeu comportemental et psychomoteur. Une fois ou deux, elle trébucha et fit mine de tomber. Par ailleurs, elle me demandait souvent : « Comment allez-vous ? », en enchaînant sur son épuisement à devoir s’occuper, en plus de son travail et de son mari, de sa mère en train de devenir démente. Elle devait notamment rassembler ses affaires, ses objets, auxquels sa mère tenait beaucoup, et qu’elle perdait ou laissait tomber partout. Cet attachement aux objets contrastait avec son peu d’attachement à ses enfants, et notamment à elle.

Une fois installée sur le divan, il lui fallut apprendre à se détendre, elle qui était toujours épuisée, hyperactive, et à se laisser aller en régression sans se sentir menacée d’effondrement : elle put s’accrocher à mon regard, parfois même, à une ou deux reprises, après un cauchemar récent qu’elle retrouvera sur le divan, à ma main. Après avoir «joué» à trouver sa place - elle joua même un moment avec le coussin, comme s’il s’agissait d’un « doudou » - elle finit par rêver à nouveau, après un passage par des cauchemars, des rêves typiques de chute (ces rêves pauvres qui sont aux limites de la représentation, limité à la forme motrice du fantasme d’abandon ou de castration). Un jour, par exemple, elle rêva qu’elle venait chez son ancien analyste, celui qui l’avait congédié. Mais j’étais là également, et je lui faisais une sorte de supervision. Cela consistait en séances où je lui apprenais à jouer et à rire, lui qui ne riait jamais. Elle assistait à cela, au début effrayée, puis en ayant envie de participer. C’est à ce moment qu’elle put enfin pleurer en pensant à sa mère qui n’avait jamais joué avec elle, se contentant de faire son devoir et de s’occuper de tout ce qui était matériel. Elle me dit ensuite : « Ici, j’ai l’impression d’être comme dans le lit de mes parents, où je n’ai jamais pu aller, et pour cause… Et vous savez, c’est bizarre, depuis quelque temps, je n’ai plus de douleurs cardiaques, ni de rhumatismes ».

En relisant mes notes, je me suis aperçu que j’ai souvent pensé, avec elle, à la patiente de Winnicott dont il a parlé dans Jeu et réalité : « Rêver, fantasmer, vivre », qui souffrait d’une dissociation primaire importante, avec une implication psychosomatique. Ainsi, je le cite, « l’implication de son corps dans l’activité fantasmatique suscitait une grande tension, mais comme rien ne se passait, elle avait le sentiment d’être candidate à la coronarite, à l’hypertension ou à des ulcères d’estomac, ce qu’elle a eu effectivement ». C’est avec cette patiente qui ne pouvait faire d’autres rêves qu’une robe réelle, sur le modèle des autres (elle n’avait pas d’enveloppe propre, pourrait-on dire), qu’il découvre « l’aire de l’informe ». L’aire de l’informe, un lieu que l’analyste doit partager en deçà de la parole, « dans un jeu moteur et sensoriel d’une nature non organisée ou informe ». Avec une autre patiente, il pourra poursuivre cette réflexion (dans Jouer, l’activité créative et la quête du soi, Jeu et réalité, Gallimard 1975, p. 90) : « Il faut donner une chance à l’expérience  informe, aux pulsions créatives, motrices et sensorielles, de se manifester : elles sont la trame du jeu. C’est sur la base du jeu que s’édifie toute l’existence de l’homme. »

Pour paraphraser Winnicott, je dirai que ce n’est que dans un second temps, par la mise en jeu des formes motrices de la représentation, comme chez le bébé en lien primaire avec sa mère, que l’on peut accéder à la construction de représentations imagées, de fantasmes et de rêves. Ce sont ces constructions qui vont déjouer la pensée opératoire, et dénouer le clivage entre la part traumatique non intégrée, et le reste du moi qui fonctionne en faux-self, ou en Moi-idéal opératoire, hyperactif, comme chez ma patiente.


Notes

1- On sait que Ferenczi est mort d’une anémie de Biermer, pour laquelle un facteur psychosomatique est probable.
2- Il a très tôt voulu être médecin - pour ne pas dépendre des médecins aurait-il déclaré, après une maladie pulmonaire sévère de son adolescence. Il a surtout eu plusieurs infarctus débutés vers cinquante ans, après la mort de son père. Voire à ce sujet F.R. Rodman, Winnicott sa vie son œuvre, Érès 2008.
3- J’ai personnellement travaillé à plusieurs reprises sur ces pathologies : (2001); “La manie blanche, ou la dépense des pensées”, Revue franç. de Psychosomatique, n° 19, 2001. (2006) “Deuils invisibles, manie blanche et clivages ; facteurs de risque cancéreux ?”, Revue française de Psychosoma­tique, 2006 n° 30 (Deuil et somatisations), p.79-100.
4- Voir dans l’introduction la mention de « L’esprit et ses rapports avec le psyché-soma » (1953), in De la pédiatrie à la psychanalyse.
5- Voir à ce sujet C. Smadja « Les modèles psychanalytiques de la psychosomatique», PUF. 2008, ou La psychosomatique, entre psychanalyse et biologie de G. Pirlot, Armand Colin, 2010.
6- « L’un des phénomènes du développement est la fusion de ce que je m’autoriserai ici à appeler pulsion de vie et de mort - l’amour et la lutte (Empédocle)… La pulsion est éven­tuel­lement destructrice, mais qu’elle le soit ou ne le soit pas dépend de ce à quoi ressemble l’objet » L’usage d’un objet, 1969, p.261.

Bibliographie

François Duparc (2001), “La manie blanche, ou la dépense des pensées”, Revue française de Psychosomatique, n°19, 2001.
- (2003) ; “Le corps mis en jeu dans la cure psychanalytique”, in Jouer, le jeu dans le développement, la pathologie et la thérapeutique, dir. F. Joly, In-Press, p.229.
- (2004) ; Winnicott en quatre squiggles ; In Press (coll. Une œuvre, un maître), Paris.
- (2006) ; “Deuils invisibles, manie blanche et clivages ; facteurs de risque cancéreux ?”, Revue française de Psychosomatique 2006 n° 30 (Deuil et somatisations), p.79-100.
- (2009) ; Au creux du divan, les nouvelles maternités ; Duparc F. & Pichon M., (dir.). Paris, In Press.
Pierre Marty (1990) ; La psychosomatique de l’adulte, P.U.F. (Que Sais-Je ?) 1990.
F. Robert Rodman (2004), Winnicott, sa vie, son œuvre, Érès Toulouse 2010.
Claude Smadja, (2008), Les modèles psychanalytiques de la psychosomatique, P.U.F. Paris.
Gérard Pirlot (2010, La psychosomatique, entre psychanalyse et biologie, Armand Colin 2010. D.W. Winnicott (1930-1936); « Les problèmes psychosomatiques »; in L’enfant, la psyché et le corps, Payot Paris 1996, p.203-236.
- (1953); « L’esprit et ses rapports avec le psyché-soma » in De la pédiatrie à la psychanalyse, Payot Paris 1969.
- (1970) ; « Jouer, l’activité créative et la quête du soi »,  in Jeu et réalité, Gallimard 1975, p.40.
- (1970) ; « Rêver, fantasmer, vivre »,  in Jeu et réalité, Gallimard Paris 1975, p.75.
- (1970) ; « Cure », in Conversations ordinaires, Gallimard Paris 1988, p.123.
- (1988) ; La nature humaine, Gallimard Paris 1990.
- (1969) ; « L’usage d’un objet dans le contexte de Moïse et le monothéisme », in La crainte de l’effondrement, Gallimard Paris, p.255-253.